Démarche artistique

"Enveloppé d'une Fragilité humaine"

Mes œuvres sont souvent créées à partir d’écoute et d’expériences personnelles avec reflets et parallèles à l’humanité. Mes principales sources d’inspiration sont les mystères des mondes naturels et psychiques.
Les quinze premières années de ma carrière sont marquées par des
œuvres figuratives en peintures acryliques et dessins grand format.

Les années 2000 marquent un virage vers l’abstrait et une approche plus intuitive de la création. En particulier dans la série Fragilité Humaine où je laissais surtout mes œuvres se révéler au fil d’un processus que je dirige sans toutefois le contraindre. Tout comme un journal visuel, le geste à l’origine de mes créations picturales est une réponse à mes états intérieurs. Mon travail s’exprime par la suite en photographie et en sculpture que je combine parfois. En photographie, j’explore les paysages, les ambiances atmosphériques ainsi que le microcosme et macrocosme de nos forêts. Je documente ce qui se présente devant moi dans l’instant du moment. Je contemple souvent mon entourage. Principalement centrées sur les paysages de mon Acadie, les créations plus récentes questionnent le regard du public sur les œuvres exposées ainsi que notre rapport à l’environnement.

D’autre part, mes sculptures naissent souvent à l’aide de jeux et d’expérimentations. Tel un scientiste je cherche et combine diverses idées et objets recueillis. Parfois, des songes me gardent éveillé durant les p’tites heures du matin pour y dessiner symboles et reflets internes. J’utilise le bois, le métal et le verre en sculpture. Cette expression tridimensionnelle ajoute en quelque sorte un 5ième sens tactile. J’utilise soigneusement les contrastes et textures variés des métaux angulaires et durs souvent reflétés à travers le monde industriel, ceci contrairement à la douceur et maniabilité du bois et versus le verre fragile, translucide lequel pouvant inciter intimité et introspection. Dans un contexte particulier, j’incorpore souvent des éléments répétitifs qui semblent emprisonner ou submerger un sujet passant ou vulnérable. Des espaces vides reviennent et rappellent qu’il existe flexibilité et ouverture.

Je prévois explorer davantage ces liens qui existent entre l’emprisonnement et la codépendance; le désir d’être libre versus la sécurité de ne pas changer, en particulier face à l’humain et à son impact sur l’environnement. Le rapport entre la coupe à blanc de la forêt et la codépendance humaine de se sentir à faire les choses de la même façon, et ceci autant sur le plan personnel que vis-à-vis toute forme d’abus.

 

Galerie12

Save

Share This